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18 mars 2014    

Portrait montréalais des besoins de la population et du milieu communautaire

Par Daniel Latulippe (RACOR en santé mentale) et Sébastien Rivard, coodonnateur

 

Grâce à une recherche réalisée avec l’appui de l’Agence de la Santé et des Services sociaux de Montréal, les regroupements d’organismes communautaires démontrent que la région ne dispose pas des ressources nécessaires pour répondre adéquatement  aux  besoins de sa population. Le Portrait montréalais des besoins de la population et du milieu communautaire : une équation à revoir ! met en lumière une autre facette de la réalité montréalaise qui a été quelque peu oubliée dans les médias.

 

Une concentration des problématiques

 

Montréal compte pour 24,5 % de la population du Québec, elle abrite près de 30 % et plus de l’ensemble du Québec des familles monoparentales, des personnes en chômage, des personnes vivant seules, des personnes à faible revenu après impôts et des personnes prestataires de la sécurité du revenu. Sur l’ile de Montréal vivent 56 % des ménages du Québec qui paient plus de 30 % de leur revenu pour le logement et près de 66 % de toutes les personnes immigrantes. Bref, c’est à Montréal que vit la plus grande concentration de gens susceptibles de connaître des problèmes sociaux et de santé… sans compter les nombreuses personnes qui vivent dans la périphérie immédiate et qui viennent sur l’île à la recherche de ressources.

 

Sur le terrain autant les employés des CSSS que les organismes communautaires rencontrés lors des groupes de discussion confirment que les personnes démunies vivent des situations difficiles, de plus en plus complexes et lourdes. Les organismes communautaires ont noté une hausse des demandes d’aide auxquelles ils ont cherché à répondre. Malheureusement, ils constatent que leurs moyens limités les obligent de plus en plus souvent à répondre aux urgences, à pallier à certaines difficultés majeures tout en laissant de côté d’autres problèmes ce qui les éloigne de plus en plus souvent de leur mission d’organisme.

 

Les organismes constatent que les sources de financement les obligent à créer des projets spécifiques, à court terme, qui les obligent parfois à s’éloigner de leur créneau habituel et qui demandent, dans certains cas, beaucoup de temps de gestion pour la reddition de comptes. La moitié des organismes doit recourir à au moins six sources de financement.

 

Afin de soutenir le dynamisme du réseau communautaire et redonner aux organismes des moyens d’agir plus rapidement, ou de simplement répondre aux nouveaux besoins de la population, les regroupements d’organismes communautaires demandent que les méthodes d’évaluation des besoins du milieu communautaire en soutien à la mission soient revus pour tenir compte de caractéristiques de la région, comme l’immigration, l’itinérance ou la pauvreté.

 

Selon les données recueillies, actuellement le milieu communautaire montréalais affirme qu’une augmentation globale d’environ 30 % de ses budgets (toutes sources confondues) lui permettrait de nettement mieux répondre aux demandes et besoins de la population, ce qui représente une augmentation de l’ordre de 88 M$. En conservant une marge de manœuvre annuelle dédiée au soutien de nouvelles initiatives, le milieu communautaire croit que Montréal aurait enfin collectivement les moyens de répondre aux nouvelles situations de nos populations vulnérables, car l’ile sera dotée d’organisations qui pourront évoluer rapidement selon les besoins émergents.

 

Plus globalement, le milieu communautaire se perçoit comme un élément de solution, mais rappelle aussi l’importance du filet social pour sortir la population de la pauvreté. Les personnes rencontrées  recommandent donc de prendre des mesures systémiques de lutte à la pauvreté, comme l’augmentation de l’aide sociale et du salaire minimum et le logement social. Les personnes participantes des CSSS ont elles aussi souligné que tous les individus évoluent dans un contexte qui va déterminer grandement leur état de santé et de bien-être. Il faudrait donc miser davantage sur la consolidation des ressources de proximité publiques et communautaires, là où on peut faire la différence!

Pour consulter le rapport :

http://www.riocm.ca/wp-content/uploads/2013/12/portraitsynthese2013.pdf

Conception: Coopérative Molotov