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19 mars 2014    

Portrait 2012 du milieu communautaire montréalais

Par Julie Nicolas, agente de recherche

 

Les organismes communautaires jouent un rôle essentiel dans l’amélioration de la santé et du bien-être de la population. Or, leurs contributions et leurs réalités sont souvent méconnues. Un comité de travail, issu du Comité régional de liaison sur le partenariat, a été mis en place à l’été 2011 pour travailler à l’élaboration d’un portrait sur la situation des organismes communautaires de Montréal en lien avec les besoins de la population. Le fait que la région de Montréal soit perçue comme « riche » selon l’indice Pampalon est un des facteurs majeurs qui orientent les décisions du gouvernement. De plus, depuis près de dix ans, une forme de péréquation fait en sorte que, pour toute annonce de budget de développement en santé et services sociaux dans la région montréalaise, une ponction de cet argent est retirée de Montréal et redistribuée de façon variable aux seize autres régions du Québec. Nous voulons contribuer à remettre en question cette pratique qui affecte l’ensemble du réseau de la santé et des services sociaux montréalais tant public que communautaire.

 

Un Portrait montréalais

Pour réaliser ce Portrait, plusieurs sources d’informations (revues de littérature, études et données existantes) ont été utilisées. Nous avons réalisé un sondage auprès des organismes communautaires montréalais pour recueillir des informations sur certaines questions plus précises. Nous avons ensuite fait des groupes de discussions avec des organismes communautaires afin d’affiner le contenu que nous avions en main. Dans une dernière étape, nous avons réalisé des entrevues de groupes avec des représentants de 11 des 12 CSSS montréalais à propos de leurs perceptions des besoins de leur population et de l’apport du communautaire.

 

L’étude présente un nouveau portrait de la réalité montréalaise avec des indicateurs qui sont reconnus pour être associés directement et indirectement aux déterminants et aux inégalités sociales et de santé. Pour la très grande majorité d’entre eux, Montréal se distingue désavantageusement du reste du Québec (parfois légèrement, d’autre fois du simple au double). Proportionnellement, il y a plus de personnes en situation d’inégalités sociales sur l’île de Montréal que dans le reste du Québec. Or, ces personnes constituent la majorité de celles qui fréquentent les organismes communautaires montréalais. Ainsi, dans la population montréalaise, les besoins non comblés sont grands dans tous les domaines. De plus, les participants-es du communautaire et des CSSS notent une complexification et une aggravation de ces besoins au cours des dernières années. Face à l’augmentation des besoins, les organismes communautaires adoptent de multiples stratégies dans un contexte d’urgence afin de répondre à de plus en plus de personnes en situation de grande vulnérabilité sans pouvoir toujours offrir des réponses à long terme. Devant cette croissance des demandes, les capacités d’action des organismes diminuent auprès des personnes. Dans certains cas cette pression sur les organismes menace leur survie même. Les différents déterminants politiques, contextuels et liés au financement qui expliquent cette situation sont également détaillés dans le rapport.

 

Le rapport de recherche sera publié bientôt, et un lancement sera organisé auquel tous les groupes seront invités.

Conception: Coopérative Molotov