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18 hours ago

RIOCM

À deux jours du budget, nous sommes ce matin en conférence de presse à l'Assemblée nationale avec la Coalition des Tables régionales d'organismes communautaires (CTROC) pour parler des conditions de travail dans le communautaire. On espère de belles surprises jeudi!

Coalition des Tables régionales d'organismes communautaires (CTROC)
À la veille du budget provincial, conférence de presse de la CTROC concernant l'enquête salariale des organismes communautaires.
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18 décembre 2014    

Plan d’action interministériel en itinérance : Les moyens manquent

Marie-Chantal Locas, agente d’analyse, de formation et de liaison

 Neuf mois après l’annonce de la politique nationale de lutte contre l’itinérance par le gouvernement Marois, c’est au tour du gouvernement Couillard d’emboîter le pas avec son plan d’action interministériel 2015-2020, rendu public à Montréal le 7 décembre par la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Lucie Charlebois. Bonifiant le montant annuel investi pour lutter contre l’itinérance de 4,6 millions de dollars, ce plan d’action est accueilli de manière mitigée par les acteurs du milieu communautaire, qui espèrent que les mesures dévoilées ne soient pas que des vœux pieux.

 Dès 2015, ce sont 12,7 millions de dollars par année qui seront alloués pour prévenir et réduire l’itinérance, un montant qui s’ajoute à l’enveloppe de 42 millions de dollars pour la construction de 500 logements sociaux réservés aux personnes itinérantes ou à risque de le devenir. De ce nombre, 240 seront construits à Montréal, ce qui est trop peu pour combler les besoins criants dans la métropole. Bien que les pistes d’action proposées par le gouvernement en matière de logement soient louables, le contexte d’austérité dans lequel nous évoluons fait craindre que les moyens octroyés pour les mettre en œuvre soient insuffisants.

 Si le Réseau solidarité itinérance du Québec (RSIQ) et le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) voient d’un bon œil les actions présentées pour lutter contre la judiciarisation des personnes en situation d’itinérance, ils constatent par contre d’importantes lacunes au niveau des enjeux liés au revenu et à la réinsertion. En effet, le plan d’action ne prévoit aucune mesure pour améliorer le revenu des personnes seules ou encore pour adapter les programmes favorisant la réinsertion sociale. Pourtant, la vulnérabilité des personnes seules était clairement nommée dans la politique publiée à l’hiver dernier.

 Du côté des actions ciblant plus spécifiquement les jeunes, certaines mesures répondent à des demandes répétées à maintes reprises. Ainsi, un meilleur accompagnement sera assuré à la sortie des Centres jeunesse et les initiatives favorisant le raccrochage scolaire comme les écoles de rue seront mieux soutenues. Toutefois, l’hébergement communautaire jeunesse n’a pas été identifié parmi les priorités, ce que déplore le Regroupement des Auberges du cœur du Québec.

 Bref, le plan d’action interministériel en itinérance 2015-2020 constitue un pas dans la bonne direction, mais les moyens pour assurer sa réalisation manquent à l’appel. De plus, avec la révision des programmes en cours et les compressions budgétaires annoncées dans plusieurs secteurs, le développement de mesures essentielles pour lutter contre l’itinérance demeure incertain.

Conception: Coopérative Molotov