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21 octobre 2014    

L’austérité n’est pas la solution!

Marie-Chantal Locas, agente d’analyse, de formation et de liaison

Au cours des dernières semaines, les ténors du gouvernement Couillard ont multiplié les interventions médiatiques dans le but de préparer les Québécois-e-s aux diverses mesures d’austérité qui seront mises en œuvre dans le cadre du prochain exercice budgétaire. Ainsi, les Barrette, Bolduc, Coiteux, Couillard et Leitão ont défilé devant les journalistes pour nous annoncer de douloureuses, mais nécessaires compressions dans divers secteurs. Pour équilibrer son prochain budget, le gouvernement libéral affirme devoir réaliser des économies de 3,2 milliards. Pour ce faire, il a mis en place la Commission de révision permanente des programmes (CRPP), présidée par Lucienne Robillard, qui a pour objectif de « recentrer l’action de l’État dans des programmes prioritaires et là où les besoins sont les plus pressants ». Au terme de ce processus, « le portefeuille des programmes, des organismes, des structures ainsi que les façons de faire du gouvernement seront conformes à la capacité de payer des contribuables »[1] dont la limite aurait déjà été atteinte.

D’emblée, le gouvernement présume donc que la solution pour atteindre l’équilibre budgétaire passe par la colonne des dépenses, qu’il faut réduire considérablement, plutôt que par la colonne des revenus de l’État. En conséquence, les citoyen-ne-s devront désormais cesser de voir la vie en rose et se résoudre à se serrer la ceinture puisque nous vivons collectivement au-dessus de nos moyens. En déployant un tel discours, le gouvernement du Québec cherche à justifier les politiques d’austérité qu’il souhaite nous imposer, et ce malgré que l’inefficacité de celles-ci ait été démontrée à maintes reprises. Dans plusieurs pays, celles-ci ont contribué à affaiblir les services publics, hausser le chômage, accentuer la précarité des travailleurs et travailleuses, créer davantage de pauvreté et d’inégalités, puis freiner en fin de compte la relance économique à laquelle elles devaient participer. En mars dernier, des experts du FMI ont admis que de telles politiques mises en œuvre dans 5 pays européens aux prises avec de graves difficultés économiques avaient mené à un accroissement des inégalités sociales sans pour autant réduire le déficit et la dette publique.

Pourquoi alors s’entêter à vouloir faire entrer le Québec dans une période d’austérité dont l’issu est prévisible? Pourquoi envisager les compressions budgétaires comme la seule solution pour redresser les finances publiques? Il existe des alternatives à l’austérité qui sont occultées par le discours mis de l’avant par le gouvernement. Ainsi, il serait possible d’agir sur les revenus de l’État afin de financer adéquatement nos services publics notamment en restaurant la taxe sur le capital, en augmentant le nombre de paliers d’imposition ou encore en augmentant les impôts des entreprises qui, contrairement à la croyance populaire, ne sont pas surtaxées.

Lors de sa sortie publique du 16 septembre, la Coalition opposée à la tarification et la privatisation des services publics a mis de l’avant une série de solutions fiscales permettant d’aller chercher 10 milliards de revenus supplémentaires afin de financer adéquatement les services publics. Pour les consulter, cliquez ici

(http://www.nonauxhausses.org/outils/alternatives-fiscales-justes-et-equitables-pour-les-finances-publiques/). Cet automne, faisons entendre notre voix et dénonçons l’orientation prise par le gouvernement Couillard parce que l’austérité n’est pas la solution!

Note :

[1] Site de la Commission de révision permanente des programmes, https://revisiondesprogrammes.gouv.qc.ca/commission/

Conception: Coopérative Molotov