logo




Facebook

5 days ago

RIOCM

Les annonces de la semaine du RIOCM - 10 janvier 2019 - mailchi.mp/riocm/annonces20182019-1004415 ... See MoreSee Less

View on Facebook

.

Les annonces de la semaine du RIOCM - 10 janvier 2019 - https://t.co/gntRPTjlPa

Appel de projet : Programme de soutien aux actions favorisant les saines habitudes de vie chez les aînés - https://t.co/oR65K4CpvK

Info-mobilisation : ce qui se passe après les Fêtes avec Engagez-vous - https://t.co/kXtoz2G8pE

Load More...

logo
2 juillet 2014    

Éditorial- Le coût de l’austérité

Sébastien Rivard, coordonnateur

En politique, il n’y a rien d’inexorable. Tout est une question de choix. L’annonce dans le dernier budget de l’annulation des nouveaux budgets prévus pour les organismes communautaires a provoqué une véritable vague de colère dans nos milieux.

 

Les organismes vivant déjà dans l’austérité la plus totale, la décision du gouvernement de geler les budgets est perçue comme un désaveu, comme un recul. De surcroît, l’indexation prévue au PSOC n’est que de 0,9 %, alors que pour les organismes des autres ministères (famille, immigration, défense collective des droits, etc.), la situation est encore pire puisqu’il n’y en a aucune de prévue.

 

Selon la PDG de l’Agence de Montréal, Pascale Gauthier, le milieu communautaire devrait se compter « chanceux » de ne pas avoir subi de coupes en comparaison avec les établissements.  La classe politique et les hauts fonctionnaires semblent bien résignés à appliquer ces compressions avec pour seul rationnel l’argument de nécessité : « On n’a pas le choix ».

 

Pourtant, l’obsession du nouveau gouvernement libéral de forcer l’équilibre budgétaire par des coupes massives dans l’ensemble des services publics va tout à fait à l’encontre des avis des grandes institutions économiques comme l’OCDE et la Banque mondiale. Même le nouveau gouvernement libéral de Kathleen Wynne, en Ontario, fait le choix contraire en rejetant les politiques d’austérité et en reportant de plusieurs années l’atteinte du déficit zéro.

 

Cette décision d’abandonner le plan de rattrapage communautaire de 162 M $ est d’autant plus difficile à accepter que le nouveau gouvernement refuse de travailler sur la colonne des revenus de façon structurante en imposant davantage le secteur financier et en poursuivant ses politiques complaisantes à l’égard de l’évasion et de l’évitement fiscal.

 

Autre déception, celle de constater qu’au lieu de consolider la mission des organismes communautaires et les services publics dans les CLSC, le gouvernement s’apprête à développer un nouveau partenariat de 60 millions de dollars avec le pédiatre et entrepreneur social Gilles Julien qui se traduirait par la mise en place de nouvelles cliniques de pédiatrie sociale privées.

 

Ajouté aux 50 nouvelles super­cliniques qui seraient détenues par des médecins spécialistes et aux augmentations de centaines de millions de dollars des salaires des médecins, comment accepter toutes ces coupes dans les services publics existants ? Il semble que l’austérité s’applique de manière assez sélective.

 

Les gens du milieu communautaire font déjà beaucoup plus que leur part quand il s’agit de lutter contre les conséquences de l’austérité. Il serait temps que ceux et celles qui provoquent les crises économiques acceptent que la vie en société a aussi un coût.

Conception: Coopérative Molotov