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Le gouvernement néglige les groupes communautaires et entretient des ambiguïtés sur le #PSOC #polqc #OCASSS https://t.co/htixqlc0Au

Le risque de perdre un droit citoyen - lettre signée le @RIOCM, co-signée RQ-ACA, @InfoRQGE et al https://t.co/CzG2sSpwDe #PL122

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28 avril 2017

1er mai: En marche pour de meilleures conditions de travail dans le communautaire

    Le Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM) participera à la marche du 1er mai soulignant la fête internationale des travailleuses et travailleurs et appuie la revendication d’un salaire minimum à 15 $ l’heure. Il est important que …

27 avril 2017

Mettre fin à l’incertitude face au Budget: 80M$ ou 25M$ pour les organismes communautaires?

Mettre fin à l’incertitude face au Budget : 80M$ ou 25M$ pour les organismes communautaires en santé et services sociaux? Montréal, le 27 avril 2017. Alors que Québec annonçait que 80 millions $ seraient ajoutés au budget du Programme de …

24 avril 2017

En marche vers une manifestation nationale à Québec le 27 septembre prochain avec #EngagezvousACA

Après des manifestations importantes à travers le Québec en novembre dernier, après des occupations et des pressions en février, la campagne unitaire des mouvements communautaires poursuit sa lancée. Le Front régional d’action communautaire autonome (FRACA) de Montréal vous écrit aujourd’hui …

19 avril 2017

Invitation à une journée de réflexion sur le développement social et la philanthropie

ctroc 17 mai journée réflexion philanthropie

Aux organismes communautaires, tables de concertation, tables de quartier,  regroupements et partenaires ayant un intérêt pour la philanthropie et le développement social, Dans le cadre de la tournée de la CTROC Invitation à une journée de réflexion sur le développement …

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13 février 2017

Édito : Le communautaire pour une société juste et inclusive

photo : andré querry

Par Sébastien Rivard, coordonnateur – RIOCM

Trois semaines après l’attentat de Québec, l’heure est toujours au deuil et au recueillement. Dans les organismes communautaires de la région de Montréal, les réactions de solidarité envers ces victimes du racisme et de la xénophobie n’ont pas tardé à s’exprimer. Une question est sur toutes les lèvres : comment en sommes-nous arrivés là?

Tout le monde se souvient, il y a dix ans, de la commission Bouchard-Taylor qui avait suivi la crise des « accommodements raisonnables » déclenchée par les vitres givrées du YMCA, le maire d’Hérouxville et un certain parti politique provincial alors dirigé par Mario Dumont. Un climat d’insécurité s’est installé, malgré que les musulmans ne représentent que 3,1 % de la population québécoise et 9,6 % de celle de Montréal. Depuis lors, les sentiments hostiles à l’égard de ces communautés ont continué de progresser et particulièrement depuis l’élection de Donald Trump qui semble avoir conféré une légitimité renouvelée à ces courants extrémistes.

Dans les organismes communautaires, qui sont souvent le premier lieu d’accueil et d’intégration de la population immigrante, les discussions sur les valeurs et l’inclusion sont quotidiennes. Lutter contre l’exclusion sociale ou économique signifie accueillir les personnes telles qu’elles sont. Pour les aider à faire leur place dans notre société, on doit faciliter leur participation dans toutes les sphères de la vie sociale et professionnelle. Le RIOCM avait d’ailleurs organisé une réflexion sur l’inclusion des personnes issues de l’immigration dans les organismes communautaires et dans notre regroupement dès 2008[1]. Plusieurs propositions intéressantes en étaient ressorties, avec une trame commune : établir des liens, accueillir. Il faut également saluer le travail du Centre des organismes communautaires (COCo) qui mène actuellement le projet de recherche Diversité d’abord, ayant pour objet la diversité raciale au sein du secteur communautaire au Québec[2].

Les organismes de la région de Montréal sont donc en contact quotidien avec des personnes immigrantes et constatent les difficultés particulières vécues par les personnes racisées. Pour combattre le racisme, il faut tout d’abord reconnaître son existence et débusquer tous les mécanismes qui permettent le maintien de dynamiques d’oppression et d’exclusion. Nous avons à cet effet appuyé la demande d’une commission d’enquête publique sur le racisme systémique,[3] car nous croyons qu’il est urgent d’agir dans le contexte actuel. Cela va tout à fait dans le sens de ce que la responsable de notre démarche affirmait en 2008 :

« Nous aurons avantage à examiner comment certaines façons de faire et certaines règles peuvent aggraver l’exclusion ou même l’oppression de l’Autre. C’est en côtoyant les différences que l’on développe une empathie et une compréhension d’autrui, sans se sentir menacé dans son identité. Ces quelques éléments de réflexion ne sont que des premiers pas vers une société qui mettra véritablement en valeur la diversité et l’apport de l’Autre.[4] »

[1] http://www.riocm.ca/wp-content/uploads/2012/07/rapport-iri_riocm_2008.pdf

[2] http://coco-net.org/quelles-sont-vos-experiences-en-ce-qui-concerne-la-race-dans-le-secteur-communautaire/?lang=fr

[3] http://www.racismesystemique.org/

[4] Hutchison, Saleema,11 Au-delà du débat des valeurs: des pratiques pour un vivre ensemble harmonieux, Bulletin du RIOCM, juin 2008.

 

Crédit photo : André Querry

Conception: Coopérative Molotov