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18 mars 2014    

Après huit ans d’attente, Québec annonce sa Politique nationale de lutte à l’itinérance

par Marie-Chantal Locas, agente d’analyse, de formation et de liaison

 

Le 27 février, la ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, Véronique Hivon, annonçait la première Politique nationale de lutte à l’itinérance. Visant à faire converger les efforts des différents acteurs concernés par cet enjeu, cette politique identifie cinq axes d’action prioritaires : 1. le logement; 2. les services de santé et les services sociaux; 3. le revenu; 4. l’éducation, l’insertion sociale et l’insertion socioprofessionnelle, puis 5. la cohabitation sociale et les enjeux liés à la judiciarisation.

Élaborée en consultation avec le milieu communautaire, la politique annoncée vient mettre la table au plan d’action interministériel 2014-2019, qui devrait être dévoilé au cours des prochains mois. Déjà dans son budget déposé le 20 février, le gouvernement Marois mettait de l’avant certains investissements pour lutter contre l’itinérance : 500 logements sociaux pour une somme d’environ 40 million $ et 6 millions $ pour des investissements en soutien communautaire, services de suivis et de proximité. S’il s’agit là d’un pas dans la bonne direction, le plan d’action devra contenir une série d’autres mesures nécessaires en logement et services sociaux, mais aussi au niveau de la sécurité du revenu, de la réinsertion et de la justice.

Dévoilée quelques jours avant le début de la campagne électorale, la Politique nationale de lutte à l’itinérance suscite beaucoup d’espoir. Au Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), qui demandait l’adoption d’une telle politique depuis 2006, on espère que le dossier de l’itinérance devienne enfin « un enjeu majeur, dépassant les plans d’action et la durée de vie des gouvernements[1] ». De son côté, le Réseau Solidarité Itinérance Québec (RSIQ), qui a aussi été très actif dans ce dossier, a salué la reconnaissance des droits des sans-abri de même que la prise en considération des multiples visages de l’itinérance. Toutefois, il déplore que le gouvernement ne prenne pas suffisamment en compte la manière dont cette problématique est vécue en région.

Bien que la politique dévoilée par Québec soit accueillie favorablement, des actions concrètes devront rapidement être mises en branle afin que celle-ci puisse donner les résultats tant attendus.



[1] http://www.rapsim.org/fr/default.aspx?sortcode=1.10.13&id_article=715&starting=&ending=

Conception: Coopérative Molotov